la chenille et le papillon

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Chatoie-moi

le lundi 08 mai 2017, à 16:41. Posté par mily


    Lové dans la chaleur des draps,
    les membres repliés sur ses doux songes,
    seules les lentes inspirations du petit chat
    imprime l’empreinte des rêves dans lesquels il plonge.

    « Réveille-moi » semble-t-il dire
    « Doucement. Tendrement.
    Par des mots fait moi frémir.
    Lentement. Tranquillement. »

    Délicatement, il se déplie et froisse
    le tissu dans un bruissement subtil.
    Les ronronnements s’élèvent alors et croissent
    à mesure que glisse le textile.

    « Caresse-moi » semble-t-il dire
    « Tendrement, doucement.
    Par des gestes fait moi frémir.
    Oui, lentement, tranquillement. »

    D’un mouvement, s’élève sa patte érectile.
    Tout le corps s’offre à cette caresse espérée.
    Dans l’instant, s’ouvrent les pupilles
    où la nature sauvage du félin apparaît.

    « Touche-moi » semble-t-il dire
    « Habilement … Prestement…
    Laisse mon corps frémir…
    Hum… Lentement …Maintenant »

    Les draps disparaissent à mesure que tombe la pudeur.
    Se découvrent les sens … Se recouvre la candeur…
    Sa nature redevient animale, et monte la chaleur
    dans ce lit où le bestial à chasser le dormeur.

    « Provoque-moi » semble-t-il dire
    « Maintenant ! Impunément !
    Par un geste fait moi bondir.
    Rapidement ! Impudemment ! »

    Le tempo en respiration, les membres en prédation,
    la sensualité en préparation … La chasse commence
    Du goût en dévoration, du regard en provocation,
    du touché en possession …L’homme n’a plus aucune chance.

    « Prend-moi » ose-t-il dire
    Insolent décadent
    « Je ne te ferai pas gémir »
    Boniment indécent

    De ce corps à corps sauvage, les draps tombent enfin.
    Le chat n’avait rien de sage, et cet indocile félin
    était un tigre en cage, en attente de festin.
    Et entre deux rugissements, il chuchote à l’humain :

    « Possède-moi ! Dompte-moi !
    Fais moi frémir, gémir, rugir !
    …Fais de moi ce que je ne suis pas…
    Que l’étreinte éteigne le désir ! »

    A terre, au milieu des draps,
    deux corps aux membres emmêlés reposent…
    La femme n’a plus rien d’un chat
    quand, enfin, l’homme ose

<< Retour aux poèmes

 

Donner une note à ce poème ... (Note actuelle : Pas de note)
Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour donner une note à un poème.

 

commentaires ( 0 ) (Ajouter un commentaire)

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet