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J’ai vu ton arbre souffler la pointe
Échevelé, les mèches à l’eau
Les joues gonflées d’autant de brumes
Il dansait bien avec son vent
De l’autre côté de la montagne
Est apparu un soleil blanc
Pesant le temps sur le rivage
Les mèches à l’eau près des roseaux
Des grands frissons sont disparus
D’autant de charmes pour les diamants
Reste les larmes de ce grand saule
Perdus en sable sous son ombrage
Mais maintenant tout près de lui
Un garçonnet les pieds à l’eau
Jouant ce sable et les cailloux
Faisaient ses mains ses grands frissons
J’ai vu ton arbre souffler la pointe
Échevelé, les mèches à l’eau
Les joues gonflées d’autant de brumes
Il dansait bien avec son vent
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