|

L'homme dit-on a toujours un besoin d'illusion,
Dans le mal d'affection il court la confusion !
Pourrais-je un jour trouver l’attention mutuelle,
Que de voir la rituelle conjonction charnelle ?
Gens bercés d'un rêve, d'amour-propre dépourvu !
Sentiment si recherché, seulement entrevu...
Peu s'en faut de l'endroit, copulant sans vergogne...
De ces corps qui, toujours se font et se défont,
Comme les chiens dans les rues et sordides bas-fonds,
Amour, amour, sais-tu si je te veux ?
Voyons les résultats, seront-ils si verveux ?
J'ai froid, je reste seul, que fais-je avec ma rogne ?
Homme fier, reconsidère le vrai don de soi !
Géniteur assoiffé de tendresse, tout à toi...
Tellement possessif, possesseur à l'extrême,
Ne comptons pas qu'il soit philanthrope tout de même.
Déficit d'altruisme est au combien plus flagrant.
Dans l'attitude du bluff, ils sont séduisants...
Mais ici bas qu'est-ce que d'être raisonnable...
Mères soyez ferventes, mais certes pas corvéables !
Misérables femmes, que faites-vous de votre corps,
Qu'éprouvez-vous en ce ventre, l'abri d'un port ?
Leur affection vous trompe, elle est plus sournoise,
Votre taille s'élargit, pas à cause de cervoise !
On vous fait l'amour, vous avez fait l'amour,
De si peu d'attention vous voilà prise de tour.
Vous accoucherez quoi, garçon ou petite-fille ?
Tu seras chair à canon ! Ah ! Morbide faucille !
Tes jours sont comptés ! Oh ! Jeunesse de tourments…
A moins que tu ne sois fœtus pour les onguents !
Vous, n'oubliez pas de vous donner bonne conscience,
Tournez la tête pour le constat de vos déviances !
J'en aurai alors de l'aversion à jamais,
Vos voies sont tortueuses, je retourne désormais,
Par d'autres chemins, ceux des aïeux et leurs principes,
Élevant l'âme humaine, enlevant toutes les nippes !
Sommes-nous sot pour renier les vraies réalités,
Amour, Douceur, Tendresse, Devoir, Fidélité,
L'illusion est valeur fausse, des plus abusive !
Ne devons-nous pas travailler dure aux attractives,
Aux unions délicates, et encor d'autres affections !
Ils sont d’indéfectibles liens, justes libations !
Puis l’issue des entrailles au combien sera saine,
Avançant noblement en destinée sereine,
Sa tête équilibrée, plein d'ardeur à bâtir
Dans l'optique que sa suite alors n'aura à fuir,
En un quelconque jardin insalubre, démoniaque,
Mais en un bel Éden des plus paradisiaque !
plumedefou
|