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Sommus...

le lundi 15 mai 2017, à 10:32. Posté par plumedefou


    A la pointe du jour, dès l'aube, c'est merveille ,
    Dans la grande volière, d'ouïr son réveil !
    Ma muse me conduit souvent au jardin,
    Où parterres s'abreuvent de la fraîche rosée !
    Au chant d'alouette s'égaie le matin,
    Pour jouer l'aubade aux nymphes des courtilles.
    Nourries par mon rêve, les essences se lèvent,
    Chantent, dansent, existant aux rythmes de l'instant.

    Combien de fois n'ais-je, par la superbe allée,
    Rejoint la fontaine de marbre où, de sa fredaine,
    Un merle moqueur siffle tel un frondeur,
    Je lui fais une nique, rien de moins bien attique...
    La margelle incline et l'onde cristalline
    Mouille nymphette de mille gouttelettes.
    Un pinson s’y baigne. Eh bien ! Quelle belle aubaine !
    Vers la serre, mon songe se tourne, se prolonge…

    S’élève alors un trille derrière la treille,
    Une grive friande grappille en gourmande
    Des grains oblongs vermeils gorgés de soleil.
    Mon âme est si émue de tellement d'onirisme,
    Qu'elle se grise l'esprit de romantisme,
    Au point d'y pouvoir transcender et y voir !
    L'heure de midi sonne et les roses se donnent,
    Leur parfum m'enivre jusqu'au point de revivre !

    Oui, une quiétude proche de l'hébétude !
    Lorsqu'un piaillement vient à me tirailler,
    De cette chimère ! D'un bosquet voisin,
    Le bruit d'ailes signale une brève envolée
    De friquets coquins, la bande de copains !
    Le doux magnétisme me porte au lyrisme,
    Sur de beaux agréments si forts d'apaisements.
    Carus et Sopor eux prennent la clé des champs !

    Les bras de Morphée me renvoient du coryphée !
    Je reviens léger au fond de la balancelle...
    La chaleur d'été vibre dans l'atmosphère,
    Seul, tout là-haut dans le ciel, trissent les hirondelles,
    Annonçant un demain des plus cristallin !
    Un dernier trille monte dans l'air du soir,
    Du hallier des environs, j'entends coucouler...
    Moments délicieux, douceurs d’un soleil couchant !

    Oui, agréable surtout entre chien et loup,
    Assis sur l’escarpolette tout près des plants.
    Ciel crépusculaire et heures vespérales,
    Saison fait monter en l'heure, la mémoire du cœur,
    Pour la transcendance du déclin du jour.
    Pour qu’au lendemain, enfin, naisse l’amour !
    Alors je savoure le moment de ce parcoure,
    Avec en conscience que nature est en science !

    plumedefou

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