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Il y a une chose,
Celle d'écrire en prose
Des phrases bien tournées, plaisamment ciselées.
Il est de l'autre style un vrai charme, une idylle,
Où batifole Éros arrivant de Paros !
Mais quant à célébrer les élans enflammés,
De la Sulamithe, cette belle Sémite,
Pour son berger loyal, autre est le récital !
Ô ! combien sublime est la bluette à souhait...
Rédiger d'aspect poétique le bouquet
Du zèle de l'aimée
Pour son astral berger,
Est certes le gage du plus beau des hommages.
La belle de Sunem est sûre ad hominem,
Salomon, monarque du Divin de marque,
Ne put fléchir l'amour enfermé dans la tour.
Ô chèvre des montagnes, ineffable compagne,
Vierge astucieuse mais non capricieuse.
Jeune fille, fidèle en amour se révèle.
Dans la vigne sans peur, décampe le voleur,
Ce renard si rusé,
Si perfide et fieffé...
Elle, au ciel sourit, très haut le soleil luit,
Bronzant sa douce peau. Obligée du cadeau,
La belle remercie noble et pleine de vie.
Sur sa peau boulbène, ses cheveux d'ébène
Peignés de mains adroites, ondulent et miroitent,
Aux rais de l'astre roi et de l'air qui poudroie.
Les filles de Salem ceignent d'un diadème,
Le front de cette chaste enfant avéré hast
Jeunes filles de Sulem,
Sœurs de Jérusalem,
Ne soyez pas triste, son parfum de ciste
Restera à jamais parmi les grands genêts.
Son berger attentif est là, intuitif,
Près pour sa bien-aimée, aux gestes affirmés.
Regardez les colombes et ramiers dans la combe,
Ils se dirigent vers le pigeonnier agraire.
Qu'il est beau cet envol bien au-dessus du sol,
Annonce d'un retour avant les grands labours.
plumedefou
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