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Méritoire est l'exil sombre, mon cœur en frémit,
De loin ton nom résonne en mon âme flétrie.
La chaumière s'enlaidit par l'absence,
Jadis en l'âtre dansait la flamme de chaude ambiance.
La chaise est vide, la Mère vaque sans goût aux tâches du jour,
Le manque du Père emplit tristement le séjour.
Aux frimas, plaisant est à voir fumer le toit,
Signe de l'harmonieuse vie et de l’''amour courtois''
Bien que l'âtre chauffe l'espace, point d'ardeur au labeur.
Les enfants se chipotent de tout instant et pleurent.
Elles ne comprennent pas, elles sont en déroute,
Sans commandant est la nef, nul ne montre la route.
La faute l'a éloigné, tel l'orage le soleil,
Foyer similaire aux nuits hideuses sans sommeil.
Que j'aimais et aime encore cette maison si blanche,
Moi qui suis en ces murs noircis qui me retranchent,
De la demeure tenant du nid douillet d'oiseaux,
Sérénité d'esprit, apaisements normaux...
J'en chercherai la place sitôt mon heure venue !
Oh ! Que n'ais-je intégré la ''Parole'' soutenue,
D'esprit divin, trouvant chez Dieu la solution.
Malheureux que je suis aurais-je rémission ?
Car il est une fleur au milieu du logis,
Vous dire que je l'aime c'est faire pâlir le mot dit,
Que je l'adore, non, c'est à Dieu que je dois l'acte,
Mais un jour radieux, j'ai avec elle fait le pacte...
Pauvre fleurette, tu es seule en la maisonnette,
Personne pour sécher ton chagrin, comme je regrette !
Qu'il est dérisoire de croire en l'affirmation
D'acquérir le bonheur par la satisfaction,
Tel l'hédoniste, sinon l'on devient fripon !
On croit voir l'idéal monter à l'horizon,
Mais ce n'est qu'illusion, donc valeur abusive,
Aux réalités tourne la vision objective !
Ton espoir, de toute part est très menacé...
Faut-il frotter pour que l'opprobre soit effacé ?
Mais au loin se dessine la porte du domicile,
Ses fenêtres ouvrent les yeux pareils aux vigiles.
De ma maisonnée j'en ferai revivre les pierres,
Mes regards d'avance les embrassent, j'en suis si fier.
Joindre ma Mie, mes filles et reprendre le ministère !
plumedefou
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