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C'est au fil des ans,
Que passent les gais printemps,
Le temps d'un court instant !
Laissons le temps au temps,
Voici que reste l'hiver,
Donnant un goût amer,
Du lieu existant !
Cet endroit du néant,
Que je redoute vraiment,
Appris à mes dépens !
Endroit scandaleux,
Où tout y est ombrageux…
Les chemins sinueux,
Laissant l'esprit fiévreux !
Là, vision de cauchemar,
Malheurs et avatars,
Sont tous nauséeux !
Nuits de gestes hasardeux,
Jours bien longs et cafardeux,
Activant tout mon feu !
Brûlant mes entrailles,
Laissant plus de mille entailles…
Mais pourtant s'entrebâille,
La porte des retrouvailles,
Portant l'âme vers l'espoir !
Car il ne fait plus noir,
L'horizon est blanc !
L'esprit est maintenant,
Envers mon corps défendant,
Arrimé fermement !
Mes pensées si pures,
Font de moi un type sûr !
Mes désirs sans censure,
Pansent de la morsure !
L’odieuse cicatrice,
S'estompe, incitatrice
Au retour du jour,
Meilleur sans nul contour !
J'ai confiance qu'au détour,
Il sera plein d'amour !
plumedefou
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