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Le temps cheminant vers le temps,
Nous retournons toujours à notre lieu !
Cycle d'attente et d'espoir,
Un perpétuel recommencement.
Il suffirait d'un seul geste,
Pour que l'espoir soit la certitude,
D'un mouvement continuel !
La trame est tissée inusable,
Les jours d'automne installés,
Nature de frima s'est vêtue !
Le vert des forêts s'étiole,
Pour endosser la veste d'ocre-roux.
Les petits matins sont pleureurs,
A ma porte ouverte sur le gris,
Et les jardins donnant leurs fruits,
Font envoler des fleurs leur sourire !
L'arrière saison est en moi,
Attifé du poids des ans, j'espère…
Ma tête se décolore,
Pour vêtir la parure des sages.
Mes dames blanches rient parfois,
Suspendant mille fruits à la porte.
Mes fenêtres s'assombrissent,
Laissant couler aux carreaux des perles !
plumedefou
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