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Il n’y a plus de geste,
Il n’y a plus de mot,
iI n’y a plus que le silence
Des sourires de facade,
Des politesses sociales.
Il n’y a plus rien que la fosse
Qui se creuse sur l’horizon.
Rien n’y fera
Qui y pourra ?
L’apaisement ultime
Du silence vrai, intime.
Pas celui des hypocrites,
Des sournois et des lâches.
Celui de la grande Paix
Qui vient de la grande mort,
Après toutes les petites,
Qui ont peu à peu tué l’être,
Broyées mon coeur,
Ruinées mon âme.
Effaré de tant de souffrances,
Affairé de tant de simulacres,
Le silence seul peut soigner.
Les mots sont trop seuls.
La corde à la charpente
Ne dit même pas la fin,
Ni la décision.
Dans sa dérision
Fuir fuir
en rire ?
Trop de peine !
Mais pour aller où ?
L’éternel est si vaste.
Quand il ne reste plus que le sourire de la mort
pour faire respirer la vie
Et les « je vous salue Marie »
pour nourrir la solitude
Bagarre contre la barbarie souriante
Des bières industrielles toute honte bue.
La mousse blanche ne fait plus que des moustaches noires.
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