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Couvert des cognassiers embaumant le jardin,
Où j’allais chaque matin…
Pourrais-je deviser que sur l’état de grâce,
Des branches qui bien s’entrelacent ?
Lieu cher à mon âme dans lequel je rêvais.
Les arbrisseaux s’alliaient
Où les senteurs exquises accordaient le vertige
Des fleurs posées sur les tiges !
Cet endroit aérien souffrait l’humble logis.
Toit rampant en friselis,
Habitat chaleureux percé de trois fenêtres,
Comme pour mieux apparaître !
Et le soir s’endormir ses lumières éteignant,
Au dernier moment priant !
Une vue de verve, de faveur très mythique,
Faisant croire à l’art gothique !
C’est là qu’était mon lieu élu depuis des ans.
Quand la tierce se suspend !
Dès l’aube les oiseaux entonnaient leurs romances,
Faisant couler l’abondance !
Les trilles, les roulades et zinzinulements…
Au loin dans le blé des champs,
Quelques grissolements des plus beaux d’alouettes,
Ajoutaient aux conquêtes !
Au printemps les bourgeons s’ouvraient pour deviner,
Des feuilles pour parer…
Qui avec le temps tenteraient par d’exquis gages,
Papilles mises en page !
L’été les fruits oblongs captivaient les regards,
Car se vêtant de brocart.
Ils vous troublaient l’esprit et crochaient vos prunelles,
Pour l’hiver, saison formelle !
Gagnait-on au change de la transformation,
En gelée d’estimation !
Beaux souvenirs de cette courtille éthérée
Cette vue élaborée !
plumedefou
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