|

Entre le jour et la nuit, seul je rumine,
Un amour qui vit par delà la famine...
Ces petits mots d'amour, souvent chuchotés,
Les secrets plaisirs de nos corps abandonnés,
De la matrice des rêves sort le danger.
Car du cœur les vrais délices sont censurés !
Afin de n'être l'esclave d'aucun mal,
Nos identités en retrouvent le cristal.
Je caresse ton doigt où j'ai glissé l'anneau ;
Pourquoi ce frisson ? Un appel nous envahit,
D'un élan passionné nos êtres sont unis...
Mais laissons à la nuit, de nos yeux alourdis,
Le sommeil profond, pesant et qui engourdit.
Allongés, en nous n'habitent que des soupirs,
Nous avons les regards brillants, plein de désirs...
Ô ! , ma Bien-Aimée, si belle, oui, si ravissante,
Dans un ultime spasme, nos corps se cambrent,
L'espoir renaît, l'esprit revit dans nos membres !
De cette union la parole était absente,
En fait nos gestes suffisaient à l'entente,
Et maintenant, laissons du champ pour un lointain
Avenir, prometteur à un meilleur 'Destin’ !
plumedefou
( À la bien nommée ma 'Bien-Aimée', Manuèla )
|