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A l'ombre d'un saule endormie,
Et portée en rêves charmants
Je perdis la notion du temps,
En ce rêve me suis perdue,
J'étais alanguie à l'ombre d'un saule
J'étais tout à fait éperdue,
Des branches ruisselantes sur mon cou
Caressantes me réveillèrent.
Mes joues rougies avaient chaud
Près de moi un lac offrant eau,
Je me penchai en ce miroir
Et là , ne me reconnus pas.
Cette eau pure m'attirait beaucoup
Naïade je suis devenue,
Toute seule et combien nue,
Je plongeai tout à coup, d'un coup.
Comme cette eau était divine,
Je me sentis une séraphine,
Avec ce saule qui s'incline
Se rafraîchissant de cette eau.
Ma chevelure emportée
Par le courant de la rivière
caressa mon corps vivifié,
Saule ressemblait à l'amant.
Il me murmura dans le vent
De ces tendres mots caressants,
Frissonnements en ce grand vent,
Me manquait le soleil ardent.
Lors le soleil, me réchauffa
De ses rayons tant souhaités,
De la mousse pour ma couche
Qui adoucissait la souche...
Naïade , j'étais devenue,
J'aimais rester ainsi toute nue,
Soleil jouant en mes cheveux
Je fus l'œuvre d'un jour heureux.
Je ne quittai plus le beau saule,
M'accrochant toujours à ses branches,
Et dans l'eau balançant mes hanches,
Je suis devenue Princesse "O"
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