|
Noces paysannes :
Les doux flots de Fadiouth ; ses remous éternels,
Qui enlacent des rives d’un élan fraternel.
C’est aussi le spectacle des barques somnolant
Sur les vastes mangroves bercées par le couchant.
Ah! Soirée de noces d’arômes pastorales;
C’est l’heure ; l’heure où les âmes joviales.
Fredonnent la ballade des leurres de papiers,
Sous le regard d’un soir suspendu aux palmiers !
Et les cœurs s’invitent à leurs rimes rurales ;
Une langue trébuche sur des phrases banales.
Le désir qui tressaille d’inventer des patois :
« Noble fille des rivières, tu me mets en émoi ! »
Oublions, un moment, les appels des tondeuses
Qui, par courroux, crachent doctrines tapageuses.
Simples hommes des champs, simples hommes des bois ;
Récusons des cités, la tyrannie des lois !
Mamadou Sene
http://www.mespoemes.net/bantou1
|