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Clair est le jour, sombre la nuit,
Dans la vallée de l'ombre tout est incertitude.
La lune blafarde présente son croissant de tristesse
Aux arbres dressant leurs branches vers la noire voûte céleste.
Tels des cierges, leurs troncs gris se figent d'effroi, troublés
Du devenir rigide, d'un froid cadavérique,
Tout juste bon pour les flammes d'un sinistre crématoire.
Sombre est la nuit sur les cimes enneigées,
L'astre éclaire quelques roches, ; se dressant en supplique.
Comme des saints immobiles, elles sont là, terrifiantes
A l'affût du grand calme pour en faire naître l'horreur.
Au loin l'écho reprend à son compte l'effrayante
Sonorité éparse aux confins de l'espace.
Un brouillard les effleure peu à peu, séparant
Leurs contours, effaçant leur massive forme spectrale.
Puis la nuit devient dense, les ténèbres sont palpables,
Les armées belliqueuses fourbissent leurs armes, se rangeant,
Prêtes à l'affrontement ; L’ultime choc destructeur !
Avant l'embrasement, les troupes marquent le pas...
Ces vagues d'assauts, semblable aux flots marins,
Déferleront sur l'aube pour en ravir l'esprit.
Alors, Styx ouvrira d'avance sa gueule béante
Pour transmettre au Schéol les âmes épouvantées...
La Mort alors s'avance, proposant ses services !
Le jour est encore loin, l'obscurité perdure,
Son apogée demeure, elle semble perpétuelle...
Ô ! À quand ton repli laissant place à l'aurore ?
Elle n'apparaîtra pas, non, du moins pas encore,
Jusqu'au temps des lumières... Le monde sera alors
D'esprit pénétrant, sain, décisif à la paix !
plumedefou
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