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Lettre a un amis qui noie ses problèmes dans une boisson anisée qu'il nomme 'sa béquille'
L’abbé quille n’est pas un ecclésiastique
Dont le membre viril est mis en érection
Par le récit scabreux des rêves érotiques
D’un ado repenti cherchant l’absolution
Il s’agirait plutôt du jeu qui se pratique
Entre amis certains soirs dans la cour d’un café
Qui consiste à frapper, mais de façon ludique
A l’aide d’une boule des quilles bien rangées
Et si le coup violent asséné du genou
Sur le flanc de la jambe par un énergumène
Provoquant la douleur qui peut vous rendre fou
Se trouve être l’objet qui nous pose problème
A moins que ce ne soit ce type de tuteur
Que les convalescents utilisent par paire,
Bien calés sous leurs bras ils gouttent au bonheur
De cette liberté d’aller pour ne rien faire
Mais dans le cas présent il s’agit d’autre chose
L’objet de nos recherches a la couleur jonquille
Il peut encourager le timide qui n’ose
On dit qu' il aiderait à conquérir les filles
Ceux qui l’ont côtoyé trouve qu’il sent l’anis
Ajoutant que parfois il trouble la mémoire
Comme l’eau rédemptrice qui voile le pastis
Servirait-il aussi à masquer les déboires ?
Qui suis-je après tout pour donner un avis ?
Sur un comportement qui affecte ta santé
Si ce n’est l’affection que te porte un ami
Qui espère longtemps pouvoir la partager.
Jacques
http://www.mespoemes.net/jaffa
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