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Tu me dis vouloir partir…
Te détourner du voyage,
Je ne puis ! Mais instruis-toi de ceci :
L’ambition a des détours très pervers.
Partout où il y a grandeur,
Le méfait est d’autant plus grand !
Puisque ma voix est claire, je puis dire,
L’apologie de l’existence de Dieu !
Ceux qui naissent sur cette terre,
Ils y viennent pour la souffrance.
La mort engendre la mort ;
La haine engendre la haine,
De même que le chien produit le chien,
Ainsi le vautour procrée le vautour
Et le sang appelle le sang,
La vengeance hèle la vengeance.
Mais l’amour, lui, il sublime,
L’amour renforce la paix.
Et cela féconde l’apaisement,
Alors il n’y a point d’antagonismes
Ce qui provoque la quiétude.
Il nous faut désirer cela,
Ces choses, oui, plus que tout !
Et puisqu’il nous faut choisir,
Je serai pour ce qui est vrai !
"Mais en ce monde où sont nos dieux ?
Ils sont absents lorsqu’on les sollicite !"
Te voici parvenu en cet état ?
Pour ma part j’ai foi, mais à ton exemple,
Qu’est-ce qui fait que tu as perdu la foi ?
Tu es sur les plus hauts sommets,
Eh bien ! Que vois-tu là au loin ?
Tu es au fond des abysses,
Qu’aperçois-tu devant toi ?
Tu es au centre de la terre,
Alors, reconnais-tu l’endroit ?
Maintenant tu es dans les cieux des ciels,
Autant bien après, n’y vois-tu point Dieux ?
Ouvre bien grand tes yeux,
Elargis ceux de ton cœur…
Tu verras les réalités,
Esprits de tout discernement.
La voie de Dieu n’est pas une contrainte,
Elle est perspicacité d’existence !
plumedefou
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