|

Le soleil n'est plus de saison, les feuilles s'envolent,
Et la terre refroidit; la pluie s'infiltre la rendant molle.
L'été indien s'en est allé, place aux frimas !
Aquilon bise la brise puis sonne le glas.
"Blanche Maison" frissonne, car les brouillards l'englobent
Maisonnée sans chef de file, non qu'il se dérobe...
Il en est loin! Oui, mais pour peu de temps encore.
Revenu, c'est sûr, sa présence annonce l'aurore,
Cette belle lumière du levant pleine de promesses...
Le problème n'est plus de revenir en sagesse !
L'état du passé a disparu, l'espoir luit.
Le retour au jardin a lieu, l'avenir reluit.
L'hiver s'en retourne, la sève salvatrice rénove;
Le sol se réchauffe et l'humidité le sauve.
Appelant les zéphyrs à la rescousse, printemps,
Rieur, ensoleille la "Blanche Maison» de vingt ans
Elle se rajeunit, le propriétaire est présent,
À ses côtés... Que c'est donc plaisant,
De les voir enlacés, leurs regards levés aux cieux,
Heureux de marcher d'un même esprit dévotieux
Que cet Homme de Judée ! La chaumière s'extasie
Au retour d'équilibre, elle chante la poésie !
Que d'Amour partagé, prêt à tout donner,
L'un à l'autre et aux autres, tout étant acquitté !
plumedefou
|