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Louis-Philippe est un roi assez peu sympathique
Son père avait voté la mort de son cousin
Et lui même succède à un roi qui abdique
Sans en avoir le droit, à peine les moyens
Quoique ce souverain que l'on caricature
Sous la forme de poire a été généreux
Avec les condamnés d'abolir la torture
Encore en usage en mil huit cent trente-deux
Fils du duc d'Orléans Louis Philippe Joseph
Connu sous le nom de Philippe-Égalité
Le cousin de Louis XVI, dont j'ai parlé en bref
Quelques lignes plus-haut, en quelques mots tranchés
Le futur roi de France ouvre ses petits yeux
A l'automne de mil sept cent soixante-treize
Sous le règne de Louis XV le bienheureux
Qui prépare à régner, son petit-fils Louis XVI
Philippe-Egalité, père de Louis-Philippe
Sous la Révolution refuse d'émigrer
Au contraire, inconscient, le bougre y participe
Bien mal lui en prend car il est guillotiné
Louis-Philippe s'engage en soldat anonyme
On le voit à Valmy, on le voit à Jemmapes
Lorsqu'un jour on apprend son réel patronyme
Alors le malheureux pour l'étranger s'échappe
En Suisse en Allemagne et même outre-Atlantique
Il cherche le pays qui voudra de son nom
Mais finalement c'est sur l'île britannique
Qu'il dépose ses armes et aussi son blason
Passe le Consulat, se trépasse l'Empire
En mil huit cent dix-sept il retourne au pays
Il retrouve son rang, ses biens et le sourire
Dans son Palais-Royal que la Bourse a terni
Tandis que Louis XVIII occupe le pouvoir
Puis Charles X, le frère un peu plus tyrannique
Le duc d'Orléans semble alors porter l'espoir
D'être un roi idéal en plus démocratique
Quand Charles X abdique, après les Trois glorieuses
Louis-Philippe s'octroie le trône en imposteur
Et après deux ou trois journées tumultueuses
Pour le peuple revient enfin des jours meilleurs
A l'automne de l'an mil huit cent trente-six
Un coup d'état manqué du sieur Napoléon
Neveu de l'Empereur amène la justice
A acquitter le prince par respect pour son nom
Hiver quarante-huit, tout Paris se mutine
Et dans un défilé hostile au souverain
Qu'accompagne Barrot, Louis Blanc et Lamartine
La Garde nationale abat un parisien
Les Parisiens furieux montent sur le palais
Ce qui fait qu'apeuré, le souverain abdique
Ne voulant plus de la Monarchie de Juillet
Les mutins prônent la Deuxième République
Le vieux roi de nouveau s'installe en Angleterre
Où un château est mis à sa disposition
Mais au bout de deux ans notre septuagénaire
Vers le ciel éternel s'exile pour de bon
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