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Louis-Philippe 1er revisité (1773-1850)

le jeudi 22 juin 2017, à 16:33. Posté par Michel Ernest


    Louis-Philippe est un roi assez peu sympathique
    Son père avait voté la mort de son cousin
    Et lui même succède à un roi qui abdique
    Sans en avoir le droit, à peine les moyens

    Quoique ce souverain que l'on caricature
    Sous la forme de poire a été généreux
    Avec les condamnés d'abolir la torture
    Encore en usage en mil huit cent trente-deux

    Fils du duc d'Orléans Louis Philippe Joseph
    Connu sous le nom de Philippe-Égalité
    Le cousin de Louis XVI, dont j'ai parlé en bref
    Quelques lignes plus-haut, en quelques mots tranchés

    Le futur roi de France ouvre ses petits yeux
    A l'automne de mil sept cent soixante-treize
    Sous le règne de Louis XV le bienheureux
    Qui prépare à régner, son petit-fils Louis XVI

    Philippe-Egalité, père de Louis-Philippe
    Sous la Révolution refuse d'émigrer
    Au contraire, inconscient, le bougre y participe
    Bien mal lui en prend car il est guillotiné

    Louis-Philippe s'engage en soldat anonyme
    On le voit à Valmy, on le voit à Jemmapes
    Lorsqu'un jour on apprend son réel patronyme
    Alors le malheureux pour l'étranger s'échappe

    En Suisse en Allemagne et même outre-Atlantique
    Il cherche le pays qui voudra de son nom
    Mais finalement c'est sur l'île britannique
    Qu'il dépose ses armes et aussi son blason

    Passe le Consulat, se trépasse l'Empire
    En mil huit cent dix-sept il retourne au pays
    Il retrouve son rang, ses biens et le sourire
    Dans son Palais-Royal que la Bourse a terni

    Tandis que Louis XVIII occupe le pouvoir
    Puis Charles X, le frère un peu plus tyrannique
    Le duc d'Orléans semble alors porter l'espoir
    D'être un roi idéal en plus démocratique

    Quand Charles X abdique, après les Trois glorieuses
    Louis-Philippe s'octroie le trône en imposteur
    Et après deux ou trois journées tumultueuses
    Pour le peuple revient enfin des jours meilleurs

    A l'automne de l'an mil huit cent trente-six
    Un coup d'état manqué du sieur Napoléon
    Neveu de l'Empereur amène la justice
    A acquitter le prince par respect pour son nom

    Hiver quarante-huit, tout Paris se mutine
    Et dans un défilé hostile au souverain
    Qu'accompagne Barrot, Louis Blanc et Lamartine
    La Garde nationale abat un parisien

    Les Parisiens furieux montent sur le palais
    Ce qui fait qu'apeuré, le souverain abdique
    Ne voulant plus de la Monarchie de Juillet
    Les mutins prônent la Deuxième République

    Le vieux roi de nouveau s'installe en Angleterre
    Où un château est mis à sa disposition
    Mais au bout de deux ans notre septuagénaire
    Vers le ciel éternel s'exile pour de bon

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
Isabelle le jeudi 22 juin 2017, à 22:07
Merci Michel pour ce poème qui nous ramène à une autre époque, belle leçon d'histoire, un bonheur à lire!

Belle soirée
Bien amicalement
Isabelle :-)


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