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Là, dans les profondeurs,
Abysses de mon cœur,
Un grand vent a soufflé
Qui a tout chamboulé.
Au temps de ma jeunesse,
Bercée dans l'illusion,
Des rêves sans sagesse :
Idéal... Perfection !
Et puis la vie apporte
Dans la maturité
Réflexion de la sorte
Qu'il faut bien accepter :
Le temps qu'on a donné,
Aux enfants consacré,
Et à la société,
Un jour est du passé.
Quand on voit devant soi
Moins de temps que derrière,
Il faut penser à soi
Comme ultime carrière.
Un jour le renoncement
Et le détachement,
En douceur vous préparent
Pour le jour du départ.
Tout l'amour en mon cœur
Fut largement donné,
Lumière du bonheur,
Et toujours sans compter.
Il n'y a plus de frontières
A mon cœur sur la terre,
Car il s'est envolé
Au grand vent éthéré.
La conscience éveillée,
Dépassant mon ego,
Sait que j'ai existé
Par l'amour dispensé.
Là, dans les profondeurs,
Abysses de mon cœur,
Un grand vent a soufflé
Qui a tout emporté.
Marie-Anne
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