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J’aurais voulu te retenir
Avant que ne se déchirent les ombres
Et voir encore tes grands yeux noirs
Nourrir l’ivresse des songes
O Si noirs si noirs
Qu’en leur profondeur tout s’apaise
Là-bas le jour qui attend
N’a que faire de nous
Ses bras éphémères
Nous enlacent déjà
Si clairs si clairs
Qu’ils portent comme un mensonge
J’aurais voulu sur tes lèvres obscures
Me pencher si près
Repousser l’aube
Et sentir ton souffle mutin
O si près si près
À en frôler la mort
Et sous la vague sombre
Roulant à la porte du jour
N’être que son écume
Texte protégé par une licence CC BY-NC-ND 3.0
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