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Éphémère soirée, Hélianthe dévalait,
Accoté à l’arbre, je glissais vers le rêve…
Une douceur d’être, un charme me ceignait,
M’entraînant au large vers des langueurs trop brèves !
L’élégance du trouble appuyait l’illusion
Où s’associaient le ciel et l’endroit de grand calme.
De couleurs irisées en grande profusion,
La grâce du moment me liait en un *spalme,
Comme si j’engendrais la part du beau tableau.
Peu à peu s’ajustait l’accent des sons diurnes,
Envoûtante veillée, entraînant mon bateau,
Bien au large des cieux, vers l’étendue nocturne !
Un ballet aérien s’étalait à mes yeux ;
Goûtant aux silences des portées musicales,
Les éclats chamarrés m’apercevaient radieux,
Puis l’océan d’étoiles obliquait en finale !
Respirant les parfums de ces moments concis,
Déjà un halo clair enveloppait les astres,
Pour me les emporter au-delà du midi ;
Ce lieu de nulle part, contrée loin du désastre !
Brume se dispersait, livrant place à l’éclat,
La fraîcheur s’émiettait aux regards de l’étoile,
Une exquise vapeur montait en pastorat,
Pour n’être plus aux regards, laissant vierge la toile.
Je rêvais l’âme nue, dépouillé de l’ego,
J'attardais les prémices aux naissances de l’aube,
Gaïa se ranimait car Hélios était chaud,
Ses rais brillaient comme or, ciel tenait bleu sa robe !
plumedefou
*Spalme : Mastic qui sert à sceller de grandes agrafes que l'on rapporte sous les tables de marbre, ainsi qu'à sceller des robinets, à faire des collets de tuyaux, et s'emploie dans toutes parties sujettes à l'humidité - Il se compose avec de la poix résine mêlée de ciment.
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