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J’ai erré seul comme un nuage
Qui flotte au dessus des vals et des collines,
Quand, tout à coup, je vis une affluence,
Une foule, de jonquilles dorées,
À côté du lac, au dessous des arbres,
Frémissant et dansant dans la brise.
Comme les étoiles qui, éternellement, brillent
Et scintillent dans la voie lactée,
Elles s’étalent sur une ligne infinie
Tout le long de la berge d’une baie :
Par milliers, en un clin d’œil, en ai-je vu
Ballottant leurs têtes dans une dance sémillante.
Les houles à côté d’elles dansaient ; mais elles
Ont surpassé les étincelantes vagues dans la joie :
Un poète ne put, sinon être allègre
En une aussi joyeuse compagnie :
Je contemplais -et admirais- mais guère ne pensais
Quel plaisir le spectacle m’avait-il procuré.
Souvent, quand sur mon canapé, je songe
Distrait, ou dans une humeur pensive,
Elles miroitent au plus profond de l’œil
C’ est cela la félicité de la solitude ;
Et alors mon cœur de bonheur se comble,
Et danse avec les jonquilles.
Essai de traduction de l’anglais par : Omar Hamzaoui, 25 août 2015.
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