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Si j'ai parlé d’amour, c’est au ru,
Il est, lui, mon ami, d’espérance !
Si d’amour j’ai parlé par avance,
C’est que son onde claire, elle crut !
Lorsque je m’épanche, lui m’écoute,
Par tous ses clapotis, il me bruit,
De garder confiance, seul en lui…
Puis rafraîchit mes yeux de ses gouttes.
Si j’ai parlé d’aimer c’est au vent,
Qui rit et chuchote dans les branches !
Il est, lui, l’ami à la *palanche,
Aidant l’âme peinée en tout temps !
Lorsque je me conte dans l’espace,
Ses courants emportent mon chagrin,
Au loin, vers le nadir, des gros grains
Pour desserrer l’étau si pugnace !
De mon amour, j’ai dit à l’oiseau,
De le raccompagner vers les nues,
Afin que tristesse se commue,
En un feu d’artifice des plus beau !
J’ai parlé au serein qui me chante,
En jours de pluie bien gris, j’ai fait part,
De l’amour qui me tient à l’instar
D’un feu vif, aux flammes dévorantes !
Si j’ai encor parlé, c’est l’écho
Qui capta mon émoi, ardeur vive…
Je tressaillais de joie excessive,
Par ses répétitions illico
Si j'ai aimé d’amour, c’est folie
D’avoir cru l’idole, en ce dieu,
Inerte et silencieux, fallacieux,
Trinité c’est l’ombre que je nie !
Si je parle aujourd’hui sans tracas,
C’est du seul "Créateur", de l’unique,
Amour et Tout-Puissant, bien logique,
Je vais vous le nommer, " Jéhovah " !
plumedefou
*Palanche : nf { tige de bois que l’on pause sur l’épaule
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