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La poésie me réconforte comme une drogue dure
J'écris, j'oublie ma peine, et de moi je suis plus sûr
Si les fées de l'amour étaient juges elles me pardonneraient
Elle feraient de moi un prince qui sa bien-aimée embrasserait
Mais point d'imagination sur mon compte de vie
La personnalité du poète en moi est comme victime d'une scie
Partagé entre amour volatil et souffrance
Amoureux de ma douce solitude et de mon errance
Je voyage dans ma pensée illimitée par le temps
Dans le passé j'ai beaucoup pleuré, j'ai souffert longtemps
Le futur n'est pas prometteur non plus
Je me vois être dévoré de chair crue
Ce n'est pas le désespoir qui me fait peur
Ce sont les gens et ce douloureux poids des heures
Tellement lourd le temps que j'ai envie d'en finir
Un baiser de ses lèvres puis périr
Jaafar Azizi.
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