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J'ai rencontré le vent dans les ramures
Il venait du nord en grands tourbillons
En ces débuts il était Aquilon
Et combien de fois ce fut usure,
A devoir lutter dans la grande froidure
Mes doigts plus d'une fois se trouvèrent gourds
Pendus aux saillies de la roche coupante
Qui déchirent, labourent, mes chairs si vibrantes
De vie, toujours à l'écoute d'un souffle même court
Qu'est-il arrivé de plus à ce jour ?
La bise s’enfonçait pareille aux stylets
Pénétrant l'esprit laissant son signet
Aux pages fines de mon existence confuse
Feuillets noircis par quelques hiéroglyphes
Apparaît l'unique mot non apocryphe
Vocable agréable venant de ma Muse
Mais voici l'azur s'était assombri
L'atmosphère pesante m'a alors meurtri
Et l'ouragan s'est déchaîné par ruse
Me ravissant la pâle lumière diffuse
Vers qui se tourner pour trouver ma route,
Maintenant je suis isolé très seul
A quoi m'accrocher rien juste un linceul !
Il me couvrira de ma trop grande honte
J'irai au royaume des ombres sans nul doute
Sauf si je paye tout pour solder le compte
C'est alors que la fureur cessera
Dès lors sur ma tête l’onction passera
En est-il contraire faut-il qu'il ajoute
Les aiguilles au temps et qu'il les remonte ?
Après la tempête viendra le beau temps
Ce sera pour moi non l'éclaboussure
Mais l'immaculé vêtement très pur
Qui me ceindra à jamais pour longtemps !
De la bataille je sortirai vainqueur
Mon cœur mon esprit seront auditeurs
Non oublieux des règles dites dans l’antan
Mais attentifs et désireux d'aimer
Les choses sensées je veux m'y conformer
Mon corps humilié plus que repentant !
plumedefou
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