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La maison abandonnée.

le samedi 15 juillet 2017, à 17:48. Posté par Omar



    La maison des aïeux s’effrite et tombe en ruine.
    Les vieux murs en pisé, jadis majestueux,
    Se lamentent du temps âpre et capricieux
    Qui a mêlé leur terre aux débris sous la bruine.

    Seuls, le vieux cep de vigne aux fruits chargés de pruine
    Et le grand figuier blanc, fécond et vertueux,
    S’élèvent dans l’espace azur et somptueux
    Où volète le merle à l’humeur libertine.

    Cette masure était son berceau et son temple
    Aujourd’hui, assis là, il admire et contemple
    Les lieux où, pour la vie, il eut son premier cri.

    La maison aurait donc son histoire, son âge,
    Son agresseur avide ainsi qu’un héritage
    Mais aussi, celui-là qui la laisse à l’oubli.

    Mars 2013. Modifié le 15 juillet 2017

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commentaires ( 7 ) (Ajouter un commentaire)
Micheline 1940 le samedi 15 juillet 2017, à 22:43
Un superbe poème qui traduit inexorablement le Temps qui passe, et sa poussière d'oubli qui recouvre toute chose, même les souvenirs... J'ai lu avec émotion ce texte puissant et doux qui m’a fait souvenir que notre maison de l'enfance, partie dans d'autres mains, celles d'un simple particulier qui s'est avéré, chez le notaire, être un promoteur.
Il transforma la propriété en un vaste ensemble immobilier qui lui rapporta une telle fortune, qu'il protégea la villa de hauts murs, la considérant comme un objet de chance à préserver afin que " la bonne fortune " lui reste à jamais toute acquise. Depuis cinquante ans, notre maison reste inhabitée, mais l'objet de ravalements annuels et de soins constants !!! Cette histoire improbable pourrait être tirée d'un conte persan, mais elle est véridique, et sous vos latitudes, cela ne paraît pas anormal, ni même impossible, n'est-ce pas ? Grand-mère nous racontait les histoires fabuleuses d'Aïcha Kandicha... Je n'en possède pas l'orthographe exacte, pardonnez-moi, mais je ne vous apprends rien, n'est-il pas vrai?
Votre figuier blanc m'a rappelé ceux de notre verger des Crêtes, qui concurrençaient les noirs moins sucrés, verger couvert aussi d'abricotiers...
J'ai dans le temps, posté sur le Site, " Le Verger des Regrets ". Il se peut qu'en lisant ce texte, vous y trouverez des émotions qui vous rappelleront des souvenirs étrangement communs aux miens...
Bien amicalement, Poète de L’Atlas !
Micheline.

Micheline 1940 le samedi 15 juillet 2017, à 23:15
Le verger des Regrets fut posté le mercredi 26 Mars 2014, un mois après mon inscription sur le Site.
Bien à vous,
Micheline.

paula le dimanche 16 juillet 2017, à 09:39
La maison de mon enfance a été rachetée récemment et totalement rénovée, mais quand j'y pense avec nostalgie, je la revois toujours telle qu'elle et cela ravive mes souvenirs tels si bien décrits dans ce poème ; amicalement

Omar le dimanche 16 juillet 2017, à 12:26
Bonjour à vous Micheline:
Oui vous avez entièrement raison de déplorer tout cela. Les promoteurs , avides d'argent, se sont emparé de ces beaux espaces:villas, jardins, fermes et les ont transformés en immeubles difformes et aux façades tristes. Mais le Temps ne fait guère de sentiments. Je vous remercie pour votre lecture. Je Vais de ce pas lire "Le Verger des Regrets"".
Bien à vous
Omar

Omar le dimanche 16 juillet 2017, à 12:31
Pour Paula:
Bonjour à vous Paula.
La rénovation sauvegarde, peut-être , le souvenir mais la démolition efface tout . Peut-on garder toutes les choses éternellement?
Merci pour votre lecture et votre appréciation. Amicalement, Omar.

domidom le mardi 18 juillet 2017, à 17:21
On ressent quelque chose d’indéfinissable quand on voit la maison où l'on a vu le jour tomber en ruine...
J'ai ressenti longtemps cette souffrance, car ma sœur à construit sa propre maison , à coté de celle de notre enfance, l'acheteur l'a laissé complétement à l'abandon, et puis un beau jour, les beaux parents de Monsieur Julien Clerc en ont fait presque un petit château que l'on m'a gentiment invité à visiter...
J'y ai retrouvé pleins de souvenirs de mon enfance et j'avoue que cette visite fut pour moi comme un renouveau sur mon passé....
J'ai aimé te lire, car je suis certaine que beaucoup de gens on eu un jour un tel ressenti...
A bientôt , amicalement, Domie

Omar le dimanche 23 juillet 2017, à 22:36
Bonjour à vous Domidom.
Je viens de lire votre commentaire et je trpuve aussi qu'on peut retrouver énormément de souvenirs quelque soit l'état où sont les lieux de notre enfance. Je reviens de mon bled où se trouve cette maison et c'est toujours le même état et j'ai ressenti encore le même désarroi.
Merci pour ta lectire Domidom.
Amitiés.
Omar.

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