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Dans la tempête des corps sans paraitre,
Dans la communion intime des êtres,
Dans le brouhaha écarté du monde,
En gerbe d’outremer, la paix tombe.
Dans l’or noir des coquelicots passionnés,
S’ébrouent les âmes folles qui s’attendaient.
Des mains et des pieds qui marchent,
Des ongles tout sortis qui arrachent,
Des fesses de couleurs qui se posent,
Qui s’ouvrent et enfin s’exposent
Seins ronds de lune, bénédiction !
Bouche au repos, glace vermillon !
Sur un rouleau, qu’ils osent !
Ainsi des vies aussi qui errent,
Il en est de celui qui se perd
comme des pétales de roses.
Le soleil est ardent et sèche tout.
Corps effeuillés, quelque peu épuisés,
Tubes de peintures, ramassés à la rosé
Rares couleurs qu’on trouve partout.
Le corps se fait brosse et pinceau.
Comme l’herbe au fond du seau,
La main se laisse guider dans son dépôt
Pour ne pas tout laisser au fond du pot.
Sagesse folle des amours éparses qui rient
Sur le papier vinyl de peintures acryliques.
Sèche tes larmes et tes promesses antiques
D’amour d’ici bas pour te mettre à l’abrI.
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