|
Il me souvient cette histoire
Du chevalier au miroir
Brandissant ton reflet
Il crut te briser
Dans toute sa cruauté
Ton image t’affrontait
Nul or, nulle armure
Seul un sire à la triste figure
Toi, tu vivais de bleu
De tendre et de merveilleux
Tu savais ta Dulcinée
Pauvre ! qui de toi a doutée
Pourtant lorsque tu t ‘es écroulé
C’est elle qui est venue te relever
Elle encore qui a repris ta quête
A tes genoux, ta plus belle conquête
Leur manque de rêve t’a assassiné
Son amour t’a magnifié
Qui a pris la relève ?
Le monde continue sa fièvre
Les villes sont grises sans toi
Les marquises pleurent tout bas
Et les vents gémissent leur peine
Cherchant ta voix sur les plaines
Quel poète reprendra ta voie
La tendresse à bout de bras
Rejetant toutes les guerres
Les bassesses dont ils sont si fiers ?
Quel homme saura encore voir
Le plus petit, le plus mince espoir
Au fond de chaque regard
Et ne cesser jamais d’y croire ?
|