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Le pari devers soi
Les marches gravissions le front ceint d’espérance ;
Nous laissions la jeunesse à un temps consolé,
Certains d’abandonner en arrière souffrance,
Et que s’achève enfin l’ère de l’exilé.
Nous rêvions de combats, de haute destinée,
Qu’à notre ardeur enfin l’avenir s’éclaircît ;
Nous dansions dans les champs, hors la route bornée,
En notre élan sentions que vivre s’adoucit.
Mais la page à noircir demeura incertaine :
Fallait-il l’achever, d’un point se résigner ?
Nombreux ont préféré l’amnésie plus sereine,
N’ayant plus rien à perdre et plus rien à gagner ?
***
A un ami poète
Je n’ose critiquer tes vers majestueux
Je me laisse porter par leur rythme puissant
Puissant doux à la fois et qui rend bienheureux
Même s’ils ont parfois odeur et goût de sang
Tes mots sont mesurés au sens exact voulu
Ils se tiennent les pieds dans la grâce du chant
Tant ta plume est précise à l’effet dévolu
Douce et sûre elle guide lecteur en ton champ
Écris ami Écris Tu possèdes ce don
De plier ton esprit à ta main ou ta main
A l’esprit sans que forme n’excède le fond
Que tes vers soient de drame ou bien d’espiègleries
Mon esprit et mon cœur deviennent serein
A déclamer tes mots tandis que tu souris.
Ichard-maury Jacques
http://poesie.webnet.fr/vospoemes/1430/liste.html
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