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Un avion est passé, laissant derrière lui
un grand trait blanc qui va vibrant,
comme une flèche d'arc-en-ciel.
Là-haut, le dieu Amour, bien vieilli cependant,
ironique et songeur, mi-vinaigre et mi-miel,
la décoche et sourit.
Lors, le vent est mouvant et sa main incertaine.
Il ne me touche pas. Une cible lointaine,
un jeune passager, en est soudain confus.
D'autres sont délaissés, restent amers, déçus.
Tête à l'envers, coeur à l'étroit :
"L'amour vois-tu n'est plus pour moi."
Plus je me courbe vers la terre,
plus je constate ce mystère :
"J'interroge le ciel, là-haut,
comme un espoir sur le tombeau".
Ploufragan 31 juillet 2017
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