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Seul avec mon triste destin je résiste
Des fois je ne vois plus le bout de ma piste
J'avance malgré l'aveuglement et le désarroi
Dans mes rêves je suis vainqueur et roi
La poésie désole mais j'écris quand-même
La hâte, la douleur, le diable et ce qu'il sème
Mais je regrette de moins en moins mon futur passé
Car les choses sont scellées comme des instants passés
On dit que l'avenir est même si nous ne sommes pas
Paroles de philosophes qui ne connaissent pas
La dureté de ma maladie et le poids des heures
Comme un joker le sort me nargue avec un ton rieur
Les filles passent l'une après l'autre dans la vitesse
Les gens ont pitié le temps presse
Mais que faire, nulle idée, que du noir...
Paisible est ma chute quand je fume le soir
Jaafar Azizi.
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