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Du vent en rafale, la pluie, plage déserte,
Les mouettes, elles rient dans ce ciel de juillet !
C’est la dernière fois que ce parage inerte,
Ce bord de Normandie me voit comme roquet !
L’air était battu froid, ma chevelure hirsute,
Tout de moi me mettait d’humeur de chien meurtri !
Mon corps se raidissait jusqu’à en être en butte,
Rien de ce que l’esprit mouvait, n’avait abri…
Le ciel si nuageux obscurcissait ma vue,
Jusqu’à anéantir la sensation du beau !
Mon dépit devint ire au seule nue touffue,
Car j’avais le souhait de fuir tous ces fléaux !
L’horizon faisait voir une anse de grisaille,
Aucune espérance d’un moment de répit !
Et les bateaux captifs derrière les murailles,
Ils se tenaient bien coi, muet par le dépit !
Les dunes amoncelées par le souffle arasées,
Elles tenaient ferme leur rang de protection !
Mais l’aplomb de cet air aux faces burinées,
Y mettait quelques grains aux yeux sans protection !
Maints estivants fuyaient cette côte rageuse,
Pour s’en remettre à Râ en pays plus radieux…
Mais si ce littoral est la contrée fâcheuse,
La Suisse-Normande est lieu si merveilleux !
plumedefou
( lors d'un petit séjour à Dauville )
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