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Arthur Rimbaud (souvenirs d'enfance imaginaires)

le dimanche 13 août 2017, à 09:45. Posté par Philip de Berg


    (Arthur Rimbaud a beaucoup souffert de son environnement familial.
    A-t-il vraiment aimé ses parents, ou voulu les aimer ? Voici des souvenirs d'enfance de Rimbe' que j'ai imaginés et mis en vers)

    Mes illusions crevées, voici que je fulmine,
    Je grimace et me perds : où es-tu donc père ?
    Saoulé de non-amour, je pleure et crie famine.
    Mes gargouilleux sanglots m’enfoncent dans l'ornière.

    Ils t’éloignaient de moi, tes rêves de batailles
    Comme un aveugle nu, cherchant ta rude épaule
    J’étais désemparé, cherchant vaille que vaille,
    Un bras pour me blottir et pleurer près du saule

    Je te voyais crucifiée, et dans tes yeux de folle
    Une flamme perverse consumait tes tourments.
    Et moi, sans voix ni loi, craignant la camisole,
    Je subissais sans fin tes moindres aboiements.

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commentaires ( 5 ) (Ajouter un commentaire)
Isabelle le dimanche 13 août 2017, à 21:45
Bonsoir Philip,

Une poésie très émouvante et en même temps intéressante, tes questions suscitent à la réflexion, je pense qu'il a énormément souffert du manque d'amour...Le manque d'amour c'est la pire chose qu'il puisse arriver à un enfant!

Merci de ce partage, qui nous donne envie de s'intéresser un peu plus à ce poète.

Belle soirée & Bonne semaine
Amitiés
Isabelle :-)

mespoemes.net/bluegirl le lundi 14 août 2017, à 18:02

J'imagine que tu as côtoyé Rimbaud intimement dans une autre vie pour se mettre à sa place...sinon il se retourne peut-être dans sa tombe...
Bises, Lola.

Miles le lundi 14 août 2017, à 21:16
Bonsoir Philip, je ne peut que aimer votre poème ! L'amour des parents est une chose très importante dans la vie d'un enfant ( et même au-delà ), priver quelqu'un de cet amour ne devrait pas être permis.
Pour en revenir au poème, votre talent n'est plus à prouver, mais la ce qui m'interpelle c'est surtout le fait de prendre, le temps d'un poème, à sa place, tenter de le comprendre.
Juste génial !
Amicalement Miles

Philip (Jardin de Lune) le mercredi 16 août 2017, à 13:26
Ah, une petite précision est peut-être nécessaire.
Au...."Panthéon" des poètes français qui m'ont influencé et me font toujours vibrer, il y a le triptyque magique "Baudelaire, Rimbaud, Verlaine". Pourtant, je ne dirai pas que ce sont les meilleurs. Ils ont maints défauts et agaçent parfois (surtout Verlaine et Baudelaire).
Mais quand je veux écrire de façon "spleeneuse" je m'inspire de la partie mélancolique de leurs écrits.
Quitte à les imaginer. Me mettre un peu à leur place, quoi ! Mais avec un inconvénient : et la remarque de Lola prend tout son sens : se mettre dans la peau de quiconque, est-ce possible, car seul la personne est maitre de ses pensées que l'on ne peut connaître.
Alors, nous dirons juste que nous sommes tout au plus dans l'exercice de style.
Je dirai néanmoins que je connais très bien la vie et la jeunesse de Rimbaud (excellente Biographie de Pierre Petitfils et richesse des notes infrapaginales de l'édition de la Pléiade) et la vision qu'il avait des personnalités de son père et de sa mère, font que mon imaginaire ici, était une description de sa parentalité pas trop loin de sa réalité.

Pour ISABELLE :
Oui, Isabelle, on n'est pas très loin de la réalité chez Rimbaud. Ta réflexion globale est vrai, je la comprends et aujourd'hui je rebute à parler de mon enfance chargée de manques qui ont sans doute déterminer ma personnalité et mes défauts. Amitiés, Isabelle. Philip

Pour LOLA (Bluegirl) :
Hello, Lola. Bah, tu sais, depuis bientôt que je suis sur le site, combien de fois me sui-je glissé dans la peau de ces trois poètes, dont Rimbaud. Je l'ai ...."côtoyé" en effet depuis mon adolescence, mais bien sûr à travers ses écrits et les biographies qu'on a fait de lui. Ce qui fait que je pense que c'était à peu près son état d'esprit. De toute façon, de l'image du gamin rebelle et farouche, mais génial, qu'il a toujours été dans sa courte jeunesse poétique, il doit fulminer dans sa tombe et me maudire, me disant : "mêle-toi de tes oignons, poète amateur; qui t'a demandé de me faire revivre par la pensée". :o)
Bises. Philip

Pour MILES :
Bonjour mon amie. Réflexion, sur le fond, aussi juste que celle qu'a fait Isabelle. Et je peux te dire que l'enfance de Rimbaud a été affectée de ce manque. Ou, tout du moins, Rimbaud, à la personnalité névropathique affirmé ne pouvait pas être en phase avec un père et une mère un peu hors norme.
Vais-je être obligé de te disputer quand tu parle de "talent", ah, ah !!! Mais avec plaisir, je retiens le fait qu'en effet, l'important ,'est pas d'avoir essayé de me mettre à la place de Rimbaud, mais d'avoir, en effet, tenté de le comprendre.
Cela explique la fulgurance de sa courte oeuvre poétique. Amitiés, Miles. Philip

guillaume le samedi 19 août 2017, à 21:55
héllo philip, j'aime ton poème, et c'est curieux, j'ai le sentiment d'avoir vécu une partie de la souffrance de rimbaud, certaines fois par ma famille, certains qui m'ont humiliés, outragés, rabaissés plus bas que terre, bref passons, j'adore tes vers dans ce poème, ah!! rimbaud, ce que j'ai compris de ces poèmes, me touche beaucoup pour sa grande sensibilité, sa souffrance, son spleen, je ne peux pas être insensible, il y'a des poèmes de lui que j'adore, le bateau ivre, le dormeur du val, et lorsqu'il parle d'ophélie inspiré du grand maître shakespeare william, et la fameuse tirade : to be or not to be, that is the question, la première fois que j'ai lu ce texte de shakespeare de hamlet acte 3 scène1, j'ai reçu une grande claque émotionnelle, tellement ses mots sont très intenses en émotions, j'adore son texte!!!!!quel brillant écrivain!!!!merci pour ce beau partage, amitiés philip. http://www mes poèmes.net/funky571/

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