Fleurs de l'Ennui

 

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Du haut du rocher escarpé .

le lundi 14 août 2017, à 20:31. Posté par Omar


Souvent, je grimpe au haut du rocher escarpé,
Lorsque la journée à la vie va s'échapper,
Moment d'un soleil rougeoyant.
J'y viens m'apaiser au rythme du clapotis
Doux bruit sur la plage, inlassable chuchotis
Musique d'un vaste océan.

Au gré du vent, de blanches mouettes voltigent,
Elles plongent, remontent, rien ne les afflige,
Même pas ces vives douleurs
Que laissent sur les visages, affres du temps,
Chagrins, déceptions des moments révoltants,
Ces moments d'intenses rancœurs.

Là-bas, sur la corniche, de jeunes amoureux,
S'enlacent, s'embrassent encore très fougueux ;
Moment d'un intense plaisir,
Délices aux lèvres mais instant éphémère
Douteux l'avenir, pour la promesse il s'avère.
Une jeunesse à affranchir.

En bas de la falaise tardent des pêcheurs.
Aux cannes s'accrochent leurs pensées de rêveurs,
Moments d'intenses réflexions.
Dans le bleu de la mer le soleil va s'enfouir
Du fond de cette vie rien ne peut plus réjouir ;
Quelle amère désillusion !

Au loin, je perçois les lumières d'un bateau ;
Il tangue au rythme si monotone des flots
Qui psalmodient la lassitude.
Scènes, spectacles, choses d'une dure vie
Sans cesse, tout se succède pour la survie.
Que rengaine et vicissitude !

Alors, qu'importe ce temps que scandent les jours
Puisque le dépit envahit la fin du parcours
Comme, au soir, s'en va la lumière.
Assez cheminé sur la route transitoire
D'un monde où la vie n'est qu'un relais provisoire.
Juste, un regard en arrière !

Juillet 2011

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
Micheline 1940 le mercredi 16 août 2017, à 06:50
Bonjour au Poète des plaines d'Azrou !
Une partie de votre texte me rappelle les balades des dimanches de printemps, lorsque nous partions vers Agadir et Mogador... Papa adorait, sur le retour, acheter aux pécheurs qui se tenaient au bord de la route, après une journée épuisante de lutte contre les éléments, les frétillantes dorades, les sars argentés et les remuantes langoustes, dont nous nous régalions avec gourmandise ! Les hommes, tous harassés de leur journée, présentaient des colliers de poissons, noués par une tige de doum, et l'intacte fraîcheur de ces produits de la mer, était source d'émerveillement ! La pêche était difficile, pratiquée du haut des blanches et vertigineuses falaises, et l'Atlantique puissant et mugissant, battait sans nulle cesse, furieusement en contrebas, les impressionnants et orgueilleux rochers ! Ces véritables tours de force, montrant un savoir faire et un courage hors du commun ! J'ai ouï dire que le poisson manquait aussi par chez vous, et que le miracle d'abondance de notre temps n'est plus à l'ordre du jour... Est-ce possible ? Je n'y puis croire, tant cela me paraît incongru et invraisemblable !
Votre poème est beau mais tellement, tellement désenchanté ! Se pourrait-il que le Pays de l'abondance et du bien de Dieu comme du bonheur des hommes, ne soit plus devenu qu'un lointain rêve ?
J'espère de tout cœur que ceci n'est que faribole, et que la Maroc reste ce qu'il fut jadis, le jardin du Paradis !
Bien amicalement, et à vite vous lire.
Micheline.

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