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Lune, astre de la nuit, ravit et charme,
Elle se révèle sans se troubler du tout
Se farde des auras, halos givrés de larmes.
Un sceau sur velours noir, cercle rieur et fou,
Que tant de vénusté se dégage du disque,
Que ce signe radieux, laisse interrogateur.
Face ronde telle la belle odalisque,
Du harem d’un sultan, aux regards de douceur.
Parfois un léger crêpe enrichit sa parure,
Le firmament reste tout absorbé, pensif !
La nue s’instruit toujours avec son emblavure,
Car sur la voie lactée, un chemin expansif
Montre la galaxie qui répète un poème.
L’élégie de cet air des montés en contre-ut.
De sa voix de nymphe, elle calque le thème
Sur les allégories et les notes d’un luth.
Au jour des flâneries sur l’infini sonore,
Elle caracole sur les nuages en pleurs,
Et sur le monde bleu, ses spicilèges saurent,
Les classifie aux jours irradiant tous les cœurs !
Voici donc le refrain qui est mien, doux voyage !
Un quotidien astral lié de liens profonds,
Voilà ce qui berce mes nuits, fait avancer en âge,
Là est mon épopée, celui d’un gué bien long !
plumedefou
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