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Les ténèbres tombent sur ma vie de misère.
Lors fuie ma mémoire par manque de lumière !
Le silence me noie, je plonge et disparaît
Au sein de mon chaos, je dois tirer un trait.
Pourtant aux cieux des ciels brillent encor les étoiles,
Dans les petits matins, la rosée goutte aux toiles,
Les rais du grand astre oignent la création !
Mais mes yeux, sont morne, troublés par l’émotion,
Tristesse strangulant intimement mon être
Où se trouve l’ennui appuyant le non-être !
Je cours dans des stances blessées par l’inconnu,
Perdus dans l’existence d’un désir incongru…
Usé par cette vie d’âpreté qui harcèle,
Jusqu’à presser le pas, oui, elle m’écartèle !
Qu’ai-je fais aux odieux, l’ai-je été moi aussi ?
Mais ce n’est pas le cas, lors donc ôtez ceci,
Et arrêtez vos chants de deuils apportant la peine,
Je n’ai pas la force du taureau dans l’arène !
L’arbre au milieu du bois, il peut être esseulé,
Et bien, sa ramure joue en ciel azuré,
Se faisant caresser par Zéphyr qui lui jase.
Ne puis-je comme lui, sans quelqu’un qui m’écrase.
Être affranchi, aisé, sans pour autant souffrir ?
Mon corps est secoué, l’effroi me fait faiblir,
Devant moi le chemin ne cesse d’être un piège,
Chaque pas me semble pénible, tout m’assiège !
Il ne faut me haïr, après tout j’ai un droit,
En user est permis, au surplus je suis droit !
Enfin je prends à cœur, de partir, je décide,
Et quand je reviendrais rien ne sera fétide…
Je serai capable, de vivre in extenso,
Ce désir est d’un goût sans pareil, tout nouveau !
plumedefou
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