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On t’a donc bien muré, séjour de mes vocables !
Tu veux te délivrer pourtant de ta prison ?
Tu te remue toujours au creux de ma raison,
Griffant mon devenir pour n’être publiable.
Voici que sont produits les arguments et faits,
On ne peut oublier de ces mots leur demeure !
Cette mémoire vive au présent point ne meure,
Elle est témoin hardi et garante de paix !
Politiques rouées cherchent à me faire taire,
Religions controuvées parlent de reniement !
Qu’ai-je à faire avec eux ? Ces tortueux manants !
Il y a grouillements et magouilles en leur aire…
Campe mes souvenirs pour dénonciation,
Puis mes mots à transcrire en un grand manifeste,
Pour que soit conserver les marques et tout le reste…
Ils doivent remettre l'ordre d’intégration !
Puis vient la finance, ces milieux bien opaques,
Cherchant les paradis pour entasser leurs gains !
Ce blanchiment d’argent fait avec grand entrain,
Se filant en comptes pour multiples arnaques !
Même l’intégrité est tronquée à l’appui,
La justice se meure à tous les grands prétoires.
Si bien que la plèbe fait feux de leurs pétoires !
À quand l’ataraxie, * repos et point de bruit ?
Vieux songes du moment, présence d’anciens rêves,
Ces quelques mélodies relient tout le passé,
Pour en manifester tous les mots conjugués,
Pour garder l’avenir d’une nouvelle sève !
Pour moi qui ai écris quelques poèmes noirs,
J’en communiquerai le contenu des strophes,
Afin que tous mes mots libérés, apostrophent,
Ceux qui sur leur stèle vont d’ici peu, en choir !
Terminé la douceur à ces faquins de vivre
À vouloir museler l’individu franc jeu !
Ouvrir les fenêtres du couloir des enjeux,
Ces ouvertures enclines à ne pas suivre…
Ne voulant point prendre l’axe du chemin droit,
Mais biaisant les angles pour un gain bien difforme,
Et pour un plein profit cherche à gauchir les normes,
Agissant de concert, ceci en tapinois !
Non ! Toutes vérités doivent êtres déclarées,
Les brigues dénoncées afin que soit la loi !
Légalité pour tous, que la justice soit !
Il faut lors dénoncer ces régies concertées,
Pour vivre simplement tout le délai normal,
Temps conçu pour œuvrer chacun rien que sa vie !
Puis la douceur des mots viendrait sortie de lie,
Sans crainte de courroux, guérissant tout le mal !
Semblable à la venue d’un enfant mes poèmes,
Ils seraient des lettres toutes en joies et d’amour
De tendres paroles qui braveraient les tours
De l’inégalité qui mise mais ne sème,
Que tristesse et envie, sur les tréteaux sociaux,
Alors que l’on aspire aux même privilèges !
Mes traits seraient caresses en florilège,
Étant lues chaque jour sur notes du fluviau !
plumedefou
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