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L’attendu
La passion de vos lèvres
A des ailes étendues et s’entrouvrent
Le cœur de votre amour
Elle suit à la trace la petite espiègle dans ce gris éclaté
Doucement, je me berce et regarde le feu des tempêtes
Le glaive et le soleil foudroient les herbes longues qui dorment au même côté
Il n’y a qu’un seul baiser qui peut l’apaiser
Il brillera la nuit de silence et fondera au creux du remous
La chaise immobile
Je souffle
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