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Si jeune encore je pense à la mort
De ma dénudée personne et mon triste sort
Les avions passent loin dans le ciel
Je me souviens alors de sa peau de miel
Trop jeune pour mourir mais qui me comprend ?!
Des fois je résiste, des fois je me rend
Devant un destin fatal qui tue
Dans mes narines une odeur qui pue
L'hallucination et la douce errance
Le rêve d'une nation et l'inévitable romance
Je suis perdu en amour comme un enfant
Résistant aux coups impitoyables de Satan
Peu importe comment je me sens
Il faut avoir du courage et du temps
Pour avancer dans une vie déjà perdue
Dans ma course effrénée je cours et je sue
Jaafar Azizi.
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