|

Mon cœur se courbe sous la douleur…
Il pleut dehors, mes yeux se mouillent,
Le ciel est gris, ma vue se brouille ;
Mille nuages courent et affleurent,
L’éther strié de coruscants.
Je ne louvoie que près des côtes,
Car l’espoir venant des régions hautes,
Fait ressortir mon regard blanc.
En l’esprit gai de mon enfance,
Voici que sonne au loin le glas,
Qu’après froidures, pressant le pas,
Font éteindre l’or de l’innocence.
Le grand poids des ans me met le flou,
Mains se tendent pour s’agripper,
Pour que mon dos ne soit brisé.
Là sur l’écueil froid des âges fou !
Est-il déjà l’heure de s’étendre ?
Ou bien d’être sur le qui-vive ?
Eh ! Réveillez-moi, ma vie déclive !
Si bien sous peu, il va suspendre,
Au noir néant, le fil de vie,
L’espoir est bien vain, ainsi pour moi !
Dois-je attendre et rester coi ?
Non point ! Car j’ai, oui, un préavis !
plumedefou
|