clairedeterre le samedi 16 septembre 2017, à 17:28 Bonjour Plumefou,
Suis très surprise de cet écrit,car l'appel aux valeurs d'amour et de bienveillance est récurrent chez vous.
Même pour faire de la littérature,je crois que je n'aurais pas pu écrire cela.
Un enfant -vraiment agressif -qui casse ses jouets,ne fait pas un caprice
Il le traite comme lui-même est traité psychologiquement par ses éducateurs.Il ne s'agit donc pas de le charger en plus de culpabilité.
Il faut le contenir,le comprendre et le respecter,c'est-à-dire l'aimer.
Et sa violence disparaîtra.Il ne comprendra avant cela,si les adultes s'autorisent à le "mal-traiter".
Je vous joint ce beau texte de Marcel
sur le site en date du 2 aout,ou écrit ou cité par lui ,je ne sais.Tout est dit.
"En ces années étriquées, la Morale était rigide, toute contrainte d’église et de surveillance voisinière. Aujourd’hui si nos collèges laïcs fabriquent du crétin, les collèges religieux des années 1945 / 1955 fabriquaient du : chrétien hypocrite ; ceux d’aujourd’hui les nôtres sortent pour une bonne part illettré, les leur sortaient pour la plupart névrosés. Comment ne pas l’être, on vous terrorise par les flammes de l’enfer vous grillant pour l’éternité !
Il faut faire la part des superstitions et de la disposition à tisser des légendes sur des faits anodins. Les curés et les nones du temps adoraient embellir les victimes des païens pour exalter la gloire de Dieu, de leur Dieu, et de la foi qu’ils avaient en ce qu’ils appellent ‘Dieu’. Car Dieu est le recours, l’Inconnaissable et l’Infini, mais qui n’intervient jamais – sauf quand les pauvres humains lui attribuent des intentions… une fois la chose produite.
L’avenir n’est écrit nulle part… sauf parfois dans le passé. Notre société est déréglée sur l’éducation, écartelée entre paranoïa sécuritaire et hédonisme égoïste, internat sévère et laisser-aller collégien.
Pour former des enfants responsables, il est nécessaire de leur apprendre à ne pas s’identifier avec l’image de victime que la société est si prompte à ériger en icône vertueuse. Éduquer, signifie faire prendre conscience des risques que comporte toute vie mais aussi donner le désir d’apprendre et de faire.
Aimer les enfants. Le véritable amour n'est pas seulement ce que nous ressentons, comme de la tendresse, une émotion, de la sympathie, de la compassion, etc. C'est aussi et surtout ce que nous faisons, ce qui passe par nos actes. C’est plus compliqué qu’on ne croît parfois, car il faut les aimer pour eux-mêmes et non pour ce qu’on voudrait qu’ils soient. Ils ne sont ni animaux de compagnie, ni souffre-douleur, ni miroirs narcissiques.
Laissez-les devenir ce qu’ils sont, sans les tordre de mauvais principes ni les culpabiliser de n’être pas des idéaux. Il faut prouver son amour pour les enfants d'une façon concrète : les enfants ont besoin d'avoir la preuve de notre amour pour eux. Et pour cela, nous devons leur manifester de façon pratique que nous les aimons. Cela me rappelle un enseignement religieux disant : " n'aimons pas seulement en paroles, avec de beaux discours ; faisons preuve d'un véritable amour qui se manifeste par des actes." 1 ère Épître de Jean 3 : 18"
De quelle façon pouvons-nous appliquer ce qui est dit ci-dessus, dans notre travail pour les enfants ?
« Éduquer, ce n’est pas dresser » Par l'affection : notre relation avec les enfants doit être chaleureuse. S'adresser à eux avec douceur, être proche d'eux, avoir un contact tactile (avec retenue et décence bien sûr). L'enfant a besoin de se sentir en sécurité. Par une attitude impartiale : pas de préférences, que ce soit par rapport au comportement de l'enfant, à son niveau social, à la popularité de sa famille dans l'église, à sa nationalité, à son stade de développement, etc. Ne pas porter davantage d’attention à un enfant qui nous touche.
Les enfants les plus difficiles sont souvent ceux qui ont le plus besoin d’amour. Il faut alors se montrer disponible pour eux : les écouter, les aider, prendre du temps pour un entretien. En ayant du respect : exercer une discipline dans le groupe afin que chacun s'y sente à l'aise, mesurer ses paroles, les saluer partout où on les croise, au même titre que les adultes.
Les aider à travailler non dans la médiocrité, mais dans la qualité ! Lui enseigner l’autodiscipline ! Car cela va de pair avec la notion de liberté et s’applique tout autant pour l’attitude que pour les corrections. Plutôt que d’attendre passivement les corrections d’un tiers, l’enfant est invité à repérer lui-même ses erreurs. Il ne s’agit pas tant d’avoir «juste» ou «faux» que de s’exercer à faire mieux, de se perfectionner dans l’activité.
L’enfant est potentiellement bon, et il suffit de le respecter pour qu’il le reste. Le respecter, c’est l’inviter à respecter les autres, et donc, le préparer à une vie sociale harmonieuse. Le but de l’éducation est d’aider l’enfant à acquérir une discipline intérieure."
douceplume
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plumedefou le samedi 16 septembre 2017, à 23:52 réponse à :
clairedeterre le samedi 16 septembre 2017, à 17:28
le poème ne dit rien d'un avant ou d'un après, il ne fait que le constat d'une situation donnée...
Merci du passage et de ce com.
plumedefou
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