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Oserais-je me dire : « Tu gémis,
Cela vaut-il la peine et pourquoi ? »
C’est, il faut le dire, d’un tout défini…
Faut-il que chaque jour il le soit ?
Est-ce ma faute si je suis taraudé ?
Que ce temps appelé « adolescence »
En vienne à me vriller,
M’apportant toutes les réminiscences
D’un comportement plus que néfaste ?
Il m’alourdit, me courbe, m’anéantit,
Chaque jour a son lot d’ersatz…
Pourtant je n’aspire qu’en catimini,
Au repos, à la tranquillité, au serein !
Croyant y être parvenu, j’en suis aise,
Mais non, me voici brisé en mes reins.
Mes pensées m’affolent, me brûlent comme la braise,
Mettant à mon cœur une plaie
D’où s’écoulent, que dis-je, jaillissent
Mes plaintes et mes cris, plus ce qui est laid,
Laissant un trou béant en guise de prémices…
Mais que fais-tu à revenir sur le passé,
Le présent et le futur ne valent-ils pas mieux ?
Ce qui est fait est fait, on ne peut défaire
Ce qui est tissé finement dans l’esprit !
Mais c’est bien là mon affaire,
C’est par là que je suis pris…
Je regarde l’avenir et le passé s’impose,
Je vis dans le présent avec le souvenir,
Le futur, l’immédiat, tout implose,
Barrant la route à tout devenir !
plumedefou
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