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Courrier du coeur aux poétes du Site
Nous sommes tous ici des maillons anonymes
D'une chaine d'espoir par nos mots torsadée;
Nous laissons nos paroles dans le geste d'un mime,
Tel est notre spectacle ou vous pouvez entrer.
Car ici chacun jongle avec ses différences,
Nous les lançons en l'air dans notre libre espace.
Pour chaque prestation, jamais d'indifférence,
Il n'est pas un acteur qui ne laisse de traces.
Il y'en a parmi nous qui sont au "hit parade",
On a ouvert pour eux forums et livre d'or;
Il y'en a qui galèrent et qui restent en rade,
Prenant la pleine mer ou s'abritant au port.
Pourtant personne ici ne cherche une auréole,
Un titre,une gloire seraient nos ennemis.
Ici ,comme au theatre,chacun y tient son role
Et tous on leur Molière ou leur prix Medicis.
Qu'importe Poétesses vos prénoms et vos ages,
Les mots qui sont en vous dégrafent vos corps sages,
Et nos yeux de pudeur n'osent pas regarder
La beauté de leur forme couchée sur du papier.
Pour vous nos coups de foudre sont de violents orages,
Passant meme en éclair vous nous illuminez.
Chaque jour,vous lisant,nous sommes à la page
Et nous aimerions tant avec vous les tourner.
Que nous importent aussi vos fautes d'orthographe,
Puisque à la fin d'un texte on a votre paraphe.
Nous sommes vos Pierrot de plumes appretés,
Nous partons pour vos lunes ou nous allons marcher.
Ainsi passent nos nuits attendant vos discours
En quete de trouver l'inaccessible amour.
Ah! quel plaisir pour nous quand au bout du chemin,
Vos tendresses nous suivent et nous prennent la main.
Poètes!
Nous puisons dans chacun nos racines et nos forces,
Nos crayons sont nos arbres,leur sève notre écorce.
Lorsque les feuilles tombent il faut les ramasser
Pour décrire le vent qui les a emportées.
Décrire les sanglots longs des violons de l'automne
Que notre ami Verlaine trouvait si monotones.
On entre en poésie comme dans la religion,
En priant que nos doigts croisent notre passion.
Nous feuilletons les pages de nos livres de messe
A chaque apparition ou nos coeurs se confessent.
Troudadours,TrouVERères,nous partons en croisade
Pour délivrer nos coeurs qui battent la chamade.
Nous sommes des bergers et notre transhumance
Sait garder les Etoiles quand dans nos yeux elles dansent.
Certains soirs de déprime,nous allons faire un tour
Du coté de quelqu'un qui partage l'humour.
Alors,nous esclafant nous goutons les prémices
De cet Art qui s'embrase comme un feu d'artifice.
Sous la plume le masque,sous le masque la plume,
Que vais-je découvrir quand mon ordi s'allume?
Qu'ici chacun se passe meme d'un commentaire,
S'il fait toujours plaisir,il ne rend pas plus fier.
Nous vivons du bonheur qui est dans notre pré
Et n'avons pour couronne que de simples lauriers.
Tout le monde à sa place,personne n'est hors sujet,
Nous rendons nos copies qui ne seront notées.
La poésie traverse les pyramides d'age,
Nos vers sont embaumés au creux d'un sarcophage.
Meme semés dans l'ombre,ils se mettent à germer,
Subtils hieroglyphes faciles à décoder.
Amis de l'Amitié,que nos places concordent,
Je n'ai vu sur ce site pas la moindre discorde;
Certains vers sont luisants,d'autres dans l'obscurité,
Mais chaque auteur ici mérite notre respect.
De tous les horizons,de toutes les cultures,
Chacun y met le grain qu'il a dans sa nature.
Chacun a son sillon,à lui de labourer
Pour que ses herbes folles deviennent champ de blé.
Mais lorsque nos révoltes sont jeux de société
Nous sommes les rappeurs de nos droits de citer:
Chez nous pas de violence,pas de cris,pas de haine
A faire tomber un roi,la tete d'une reine;
L'armée des mots est là en ordre de bataille
Guettant dans le ghetto vos discours qui s'émaillent.
Bienvenue sur ce site absent de protocoles,
Ce lieu ou la censure n'aura pas la parole.
Nous avons cousus main les liens qui nous unissent
Et de fil en aiguille nos amitiés se tissent.
Poètes incompris,inconnus,meconnus
Si vous disparaissiez ou iraient vos prières?
Et une fois dans l'ombre à jamais disparus
Qui donc pourrait survivre privé de vos lumières?
Claude écrit le 22-11-2006
http://www.mespoemes.net/vertflo
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