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Une femme…

le mardi 26 septembre 2017, à 08:27. Posté par plumedefou


    Une femme qui écoutait,
    Sagement sur la chaise,
    Voyez-vous ce quelle faisait ?
    Et bien tout à son aise,
    Entendait ceci et cela,
    L’air ambiant de la cène !
    Elle percevait cet air du la,
    Faisant d’elle la reine !

    Tenant en sa main l’éventail,
    En légendes chinoises,
    Elle montrait tout le détail
    Encor plus la turquoise,
    D’un vieux dragon Quing gouaché.
    Les notes de musique,
    Dans la salle enflaient l’air muré !
    Les gens dans leur tunique,

    Ne tarissaient de leurs compliments,
    Sur sa belle toilette.
    Sa coiffe courte sur l’avant,
    Garnie d’une voilette,
    Lui donnait un air malicieux !
    Le teint de son visage,
    Lui faisait ressortir ses yeux,
    En forme de surlignage !

    Sa robe plissée retombait,
    Gagnant le haut des jambes.
    Ses pieds si délicats dénotaient,
    Une démarche ingambe.
    Tout en elle, portait à agrément,
    Tout y était recherche ,
    Rien au hasard, tout finement,
    Elle était toute allèche !

    plumedefou


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commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
clairedeterre le mardi 26 septembre 2017, à 13:38
Bonjour Plumefou,
Ignorez-vous ce que ces femmes souffraient dans leur corset-guépière lacés qui leur faisaient la taille si fine et superbe le port de tête?
Elles s'évanouissaient au mieux;au pire ,fractures des côtes flottantes...
Cette mode a plus ou moins existée en France,depuis le 15ème siècle!
Avec une apogée vers 1880/1905.
On est loin à ces époques,de la liberté vestimentaire des femmes grecques ...et actuelles!
Clairedeterre

clairedeterre le mardi 26 septembre 2017, à 14:43
Voici d'ailleurs ce qu'en pensait Montaigne:
"Pour faire un corps bien espagnolé,quelle géhenne ne souffrent-elles,guindées et cenglées,à tout de grosses coches sur les costes,jusques à la chair vive.
Ouy,quelque fois à en mourir."
Essais (1580,Livre I,chap.12)

plumedefou le mercredi 27 septembre 2017, à 12:31
réponse à :

lairedeterre le mardi 26 septembre 2017, à 13:38
Bonjour Plumefou ,

Ignorez-vous ce que ces femmes souffraient dans leur corset-guépière lacés qui leur faisaient la taille si fine et superbe le port de tête ? (etc.)

Pardonnez-moi, mais je sens comme une pointe de féminisme ! Me trompais-je ?

Mon image n'est l'a que pour montrer le beau. Non pour approuver la torture... Mais les femmes de cette époque n'avaient-elles pas la liberté de choix ?
La dame du poème porte une jupe plissée, je doute qu'elle puisse porter un corset !
Croyez bien que je ne suis pas contre les femmes, bien au contraire, comme le disait si bien Sacha Guitry : je suis tout contre, tout contre ! ...
Mais je suis trop amoureux de celle que j'ai depuis plus de quarante ans pour chercher ailleurs !
Amitié de poète...
plumedefou



clairedeterre le mercredi 27 septembre 2017, à 14:07
A la relecture,il est vrai que j'ai été fortement influencée par l'illustration,qui elle montre bien des femmes "guindées" dans des corsets
Et là ,ce "beau" là, ne peut-être envisagée sans cet accessoire.
Non,les femmes n'avaient pas le choix de résister à une telle mode(comme aux modes en général)qui marquait leur appartenance à une classe sociale précise.
Seules ,les paysannes ,dans leur malheur,étaient exonérées de telles contraintes.Au moins leur corps étaient libres.
Mais,le poème seul n'évoque pas forcément cet habit-là.je le reconnais Peut-être était-ce l'esprit,si ce n'était la lettre...
Vous seul savez.
Clairedeterre

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