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À la fois pour les prosateurs,
Comme pour les romanesques,
Un flot d’ivresse et de bonheur !
Sujet d’évasion burlesque,
Dans l’infini indéfini…
Ces étoiles et tous ces astres,
Ces amas toujours non finis,
Ensembles qui bien s’encastrent.
Les regardé sans s’arrêter,
Ces constellations célestes,
Sans fin on ne peut s’en lasser,
Tout y est si manifeste !
Toutes, attachées au noir satin,
Elles brillent à l’aurore,
Pour s’en aller au frais matin,
Puis soir naissant, laissant *l’aure !
La plume tremblant dans ma main,
Toute joie et frénésie,
Me prennent jusque dans mes reins,
Créant cette poésie !
plumedefou
*l’aure : (Archaïsme) Vent, souffle léger.
On était caressé d’un petit souffle que notre ancienne langue appelait l’aure, sorte d’avant-brise du matin. — (François-René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, Livre 6, Journal de Paris à Venise)
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