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Chemine avec moi et hantons les dunes,
Au vieux port là-bas où des feux follets,
Et les djinns cherchent leur jour de fortune,
Par les vents violents hurlant dans genêts.
Nul calvaire veille auprès de la lande,
Les démons eux seuls s'y risquent au soir !
Un mauvais esprit narre la légende,
Y vagabonde, mouvant l’encensoir.
Face à l’océan, hors du temps se place,
Nombre de quantum qui entremêlé,
Au plus reculé son eau s’y déplace,
Se retirent alors ciels échevelés !
Nue est heureuse, car naît le sublime...
Son chuchotement à l’archange est doux.
Psalmodiant un air qui ferme l’abîme,
Pour tranquilliser les hommes à genou !
Flâne sur le sentier près de la falaise ;
Celui qui règne sur l'antique port,
Où les ajoncs gardent, oui, à Dieu ne plaise,
Tout son sauvage mais païen décor !
Aux pieds s’étire cette onde verdie,
Val du dieu marin circulant les mers,
Goélands donnent la chamaillerie,
Au-dessus des plages agaçant les nerfs !
Voilà le tableau de couleurs mouvantes,
Qui offre à tes yeux ce décor marin,
Ce berceau quitté trop tôt hier matin,
Revu à présent où sans cesse il hante !
plumedefou
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