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Je ne connais de toi que la marque de l'absence.
Ces jours qui s'écoulent , longs, sans panache ni puissance
et où la pensée s'écroule dans des scénarios sans sens
à espérer qu'un jour cesse enfin son errance.
Je ne connais de toi que ce manque qui m'étreint,
qui fait de toi l'objet et de mon être un pantin,
qui me brise sans cesse, m'épuise encore, en ce jour et demain,
qui m'enchaîne à lui, esclave et esclavagiste de ce mâtin.
Je ne connais de toi que ces temps de fulgurance.
Quand les regards se surprennent et doublent la prudence.
Dans une porte tenue, un joli sous-entendu, s'élance
cette flammèche indomptée et que l'on tait : l'attirance.
Je ne connais de toi que l'enflammement de mes reins,
de mon corps magnétisé que ma tête maintient d'une main.
Elle lui rappelle l'interdit et que ça n'est pas son dessein
tant qu'on ne lui a pas dit et ouvert le chemin.
J'aimerai connaître de toi autre chose que le silence
pour pouvoir avancer en tout état de conscience.
Mais au fond, que connais-tu de moi ? Si ce n'est mes défenses.
je fais si bien semblant que je ponctue les distances.
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