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Les écumes de l’enfance
« Je t’aime, je t’aime »
Me chantait le ruisseau de mon enfance
Quand la guerre dans ma tête m’accablait
Que l’étau dans mon cœur m’oppressait si fort
Si durement que mon sang ne m’appartenait plus.
« Je t’aime, je t’aime »
Chuchotait la petite eau en s’éclipsant
Tandis que ce monde nouveau me repoussait
Sans savoir que je ne me reconnaissais pas en lui
Malgré tout.
C’est loin, si loin
Les pavés déserts de mon cœur
Où seule et abandonnée, j’ai déposé
Mon fleuve de larmes
Abondantes et infertiles
« Je t’aime, je t’aime… »
Je crois encore entendre
Le ruisseau de mon enfance
Qui plus jamais
Ne revivra plus
L’Amour !
L’Amour, si inaccessible trop longtemps
L’objet de mes tourments
Le canon qui encore pulvérise ma vie
A eu raison du ruisseau
De la source de ma vie.
Nadège Ango-Obiang
http://www.mespoemes.net/nadegeangoobiang
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