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Je sais des chemins qu’annonce l’aurore,
Des désirs au plus profond de mon âme ;
Ils s’érigent autant que je les ignore,
Tel le grand amour aspire à sa flamme.
Un flot de diamants dessine un rivage
Où des vagues bleues échouent doucement ;
L’éclat d’un sourire entre les nuages
Séduit le soleil par les sentiments.
Je sais les caresses lentes et charnelles,
Fantasmes délirants, tendres pulsions ;
Ainsi les heures dévoilant leurs dentelles
Me condamnent déjà à l’addiction.
Un filet de voix vibre sur la mienne,
Qu’importe qui je suis, je sais qui je veux,
Mes lèvres déjà ont embrassé les tiennes,
De les retrouver, je forme le vœu.
Je sais que trop vite les frontières s’effacent,
Que l’extase des corps court au trépas ;
Des fleurs éphémères briguent l’espace
De toute chose qu’on ne vit qu’une fois.
Mais vont les chemins au cœur de la nuit,
Rêves voguant sur l’océan d’étoiles ;
Que Dieu me pardonne si ma chair supplie
La ronde volupté de leur grand voile.
Pierre Wattebled
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