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Qui es-tu toi mon frère ?
Qui sommes-nous, nous la chaire de notre mère ?
De quelle famille ?
Nous n’avons pas été de ces petits poussins
Courant sous la charmille
Pépiant en cœur et à tout va pour rien…
Quel souvenir petit
Te reviens en mémoire de ce château
Où nous logions, dit ?
Est-ce ensemble que nos liens se trouvaient beaux ?
Je ne m’en souviens,
Si ce n’est qu’à travers l’absence des tiens.
Jusqu’au jour du départ,
C’est là que je découvris que j’avais un frère,
Étranger, sur le tard…
Pourtant n’étions-nous pas de la même chaire ?
Qui es-tu toi mon frère ?
Qui sommes-nous, nous la chaire de notre père ?
De la famille loup ?
Oui, par la férocité de notre ignorance !
Pourtant nous sommes d’où ?
Pourquoi tel désintérêt, en grande abondance ?
Déjà de très bonheur,
Nous n’étions ensemble quand nous ignorant…
Nos jeux n’étaient point d’heure
A nous voir côtoyer les sentiers abondants,
Où petits louveteaux
S’acoquinent et s’ébrouent dans les eaux des ruisseaux !
De nos très baux valons,
Que savons-nous l’un de l’autre, et de la rivière ?
Cette Bruche et ses ponts ?
Quelles ont été nos joies et toutes nos misères ? …
Qui suis-je moi ton frère ?
Qui sommes-nous, se pourrait-il une chimère ?
Voici que le temps passe,
Soixante ans ont sonné, et toi soixante trois…
Mais je ne suis point las
De te savoir là bas, mais peur que tu te noie
Dans l’habitude molle
Qui appesantit le vouloir de nos affects.
Que nos pensées s’envolent ;
Ou bien soient étouffées par un quelconque eunecte…
Quel dommage causé
A nos âmes fraternelles au combien brisées.
Ne pourrions-nous pas
Laissez pousser nos élans de cœur ? Si bien sûr !
Tous deux faisons le pas,
Rachetons le temps comme des sages, bien mûrs !
plumedefou
écrit il y a 13 ans, j'avais le cafard, le blouse, le speen, etc. !
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